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Mardi 4 octobre 2011 2 04 /10 /Oct /2011 11:49

Comme si vous étiez du voyage (convivial, riche et fort intéressant) …

 

Participants de l’association Planète terre :

Geneviève Blanc

Carol Caurier

Abdelali El Asri

Michel Goldstyn

Nicole Lefur

Catherine Sénécal

Agnès (qui adore conduire et conduit très bien) et Cherifa (qui ne peut être tout au plus que bon co pilote depuis ses problèmes d’yeux) de l’association Terres des femmes les ont accompagnés.

 

Lundi 26/09/11

Départ vers Moulay Idriss chez Hlima, douar Dhar Nsour, caidat de Bni Amar

Hlima vit avec sa fille Nezha brodeuse et son fils qui travaille dans une carrière.

Nezha travaille pour l'association « Le Fil de l'échange » de Casablanca (sous- association de Terres des femmes) et fait travailler quelques 18 jeunes filles des environs.

Hlima avait préparé un bon couscous aux légumes avec de la viande de langue. Sur proposition de Nezha, Hlima devait mettre le couscous dans un plat de faïence qui n’était même pas assez grand pour y mettre tous les légumes. Finalement, Agnès et cherifa lui ont suggéré, pour le bonheur de tous, de le mettre dans une « gessâa » en terre.

Après le déjeuner et en prenant le thé, Nezha nous a montré son travail. Quand à Hlima elle avait tellement de choses à me confier. Elle aurait appris le métier de sa mère et de sa belle mère pour qui elle allait chercher la terre. Elle trouve que son métier est très dur, mais elle déplore que les jeunes ne s’intéressent plus à la poterie. Elle voudrait bien que Nezha apprenne la poterie pour avoir la possibilité de se reconvertir facilement car elle commence à avoir mal aux yeux avec la broderie.

Nous avons également parlé de la possibilité pour elle de partir en France dans le cadre du festival d’Anduze au cours du mois d’août 2012. Hlima est partante, ça l’intéresse de voir autre chose et échanger l’expérience. Elle a déjà vu des reportages sur les groupes de musique qui vont en tournée à l’étranger.

Nous lui avons demandé de commencer à faire ses papiers : CIN, passeport, etc.

Après Hlima a fait une démonstration pour le groupe. Elle maîtrise parfaitement la technique (remarque de profane). En travaillant, elle a une posture de yoga et tourne autour de son ouvrage au lieu d’utiliser une tournette. Pendant ce temps, Nezha nous a servi du café et des gâteaux.

Les amis français ont montré à Hlima le travail qu’ils font : Abdelali (vase d’Anduze), Michel (bol de faïence) et Nicole (carreaux et médaillons). Nicole qui en avait en nombre suffisant leur a toujours laissé carreaux et médaillons en souvenir.

Après avoir acheté quelques poteries et indemnisé (800 Dh) Hlima et Nezha pour leurs prestations (activité immédiatement génératrice de revenus substantiels), nous sommes partis les unes pour rendre visite en fin d’après midi à Saida et sa fille Fatima, les autres pour visiter Volubilis.

Saida nous a montré ce qu’elle fait. Les barattes ont beaucoup plu à Geneviève et Nicole qui en ont acheté.

Fatima nous a aussi montré sa broderie, nous lui avons suggéré de se mettre en rapport avec Nezha pour avoir des commandes.

Ensuite, nous avons tous rejoint Dar Zerhoune à Moulay Idriss où nous avons dormi (200 Dh chacun, nuitée et petit déjeuner) après avoir dîné au restaurant « La colombe blanche » : petite salade de crudités, tagine de kefta aux œufs sauf pour Carol qui est végétarienne, melon (menu à 85 Dh).

Les 800 Dh remis à Hlima ont aussi boosté Nezha puisque le lendemain nous l’avons croisée allant à Moulay Idriss pour s’approvisionner.

 

Mardi 27/09/11

Départ pour Slit après nous être arrêtés pour acheter du melon.

Arrivée chez Fatna où un couscous végétarien et un tagine de poulet aux carottes et aux coings nous attendaient. Auparavant, Cherif, Fatna et leurs enfants (Mohammed, Nezha, Souad, Fatima, Chaimae étant à l’école) ont étalé presque toute la production de Fatna (qui a beaucoup et bien travaillé).. Les amis français lui ont beaucoup acheté.

Il faut dire que sa poterie est très belle et variée.

Après le repas Fatna a montré au groupe comment elle travaille. Elle semble se donner moins de mal que Hlima : elle est assise et utilise une tournette faite de deux pierres plates superposées.

Elle trouve que la poterie est très dure et n’arrête pas de se dévaloriser.

Les amis lui ont également montré le travail qu’ils font. Après l’avoir indemnisé (600 Dh) pour le repas et la démonstration nous sommes allés chez Fatma.

Fatma est beaucoup plus exubérante. Elle nous installe devant la belle vue pour le goûter, nous montre sa production. Il semble que ce soit son mari qui décore la poterie.

Aidée par ses filles et belle fille enceinte de 8 mois, elle prépare le dîner. Pour ne pas déranger les deux familles nous avons décidé de dîner ensemble chez Fatma et de nous séparer pour le coucher.

Avant le dîner, les amis ont projeté quelques films sur la poterie : vase d’Anduze, le travail de Tamimount (poterie Beni Ouriaghel d’Al Hoceima), potière du mali, etc.

Fatna et deux de ses enfants se sont joints à nous et pour la projection et pour le dîner (sardines frites et tagine de poulet).

Nous étions quatre à dormir chez chacune des familles.

Avant de partir, nous avons payé à Fatna notre nuitée et petit déjeuner (80 Dh chacun) et avons rejoint les autres.

Retombées attendues

Cherif qui m’avait demandé de demander à Agnès de lui prêter 1 000 Dh, n’a pas réitéré sa demande.

Nous avons également payé notre dîner à Fatma (60 Dh chacun). Quand à ceux qui avaient dormi chez Fatma, ils lui ont réglé la demi-pension (140 Dh par personne). Les amis lui ont également acheté quelques poteries.

 

Mercredi 28/09/11

Départ vers le gîte de Ahmed Tachti. Après avoir acheté melon et raisins à Aïn Dorij, nous nous sommes perdus et avons fait un très grand tour avant d’arriver au gîte vers 15 h.

Point de déjeuner en perspective mais thé et Harcha. Oum Keltoum épouse de Ahmed (très avenante et bien dans sa peau) commence à peine à préparer le repas, ce sera le dîner : Harira, tagine aux carottes et haricots verts. Le groupe a été faire une ballade avec Ahmed, puis ce fut Aicha (potière et mère d’Ahmed) qui a fait une démonstration juste avant la tombée de la nuit. Touria, sa fille décore la poterie. Dans son gîte, Ahmed a réservé une pièce avec des étagères pour la poterie de sa mère. Dommage qu’elle soit de mauvaise qualité.

Après le dîner, Oum Keltoum avait préparé un cake et nous avons fêté ensemble l’anniversaire d’Agnès.

Nous avons quitté le gîte après avoir réglé Ahmed (180 Dh chacun pour la demi- pension).

 

Jeudi 29/09/11

Départ vers Oued Laou après avoir acheté à Chaouen pain, fruits (lait et café de peur de rester sans notre biberon le matin).

Arrivée chez Assia (douar Abdellaten) qui ne sait que sourire. Le repas était prêt : tagine de poulet, sardines frites, tortilla, salade de tomates et poivrons frits.

Après le café, Assia est passée dans son atelier pour travailler et non pour faire une démonstration. Assia contrairement aux autres, aime son métier. Le souk Sebt de Oued Laou n’étant pas loin, elle a toujours pu écouler sa production.

Elle est aussi partante pour la France et a déjà sa nouvelle carte d’identité. Elle pense qu’en son absence, sa mère restera chez son frère Younès et sa belle sœur pour laquelle elle n’a pas tari d’éloges.

Après nous sommes allés chez Rahma qui vient de marier son fils. Nadia sa fille est aussi partante pour la France et doit commencer à faire ses papiers.

Comme c’était le jour de la cuisson de la poterie, de nombreux fours étaient allumés, certains traditionnels, d’autres nouveaux sur conseil de potiers venus de Salé.  

Après nous sommes revenus chez Rahma qui nous attendait avec un goûter copieux. Les amis l’ont indemnisée (120 Dh).

 

Le dernier soir, nous avons dîné dans un petit restaurant au bord de la mer à Oued Laou (harira, fritures de poissons et crevettes pill pill) et nous avons passé la nuit dans un petit hôtel (100 dh par personne).  

 

Lorsque nous avons parlé aux femmes du voyage en France, nous leur avons précisé qu’il sera question seulement de prise en charge : billet d’avion et séjour.

Nous avons pensé qu’Anne Marie pouvait se renseigner au consulat s’il serait également demandé à ces femmes pour l’octroi de visa, un relevé bancaire avec un compte bien approvisionné.

 

De manière générale, Agnès pour qui ce n’est pas la première fois a constaté l’avancement des travaux de construction dans chacune des maisons visitées. Les familles se préparent petit à petit à avoir des chambres d’hôtes pour pouvoir recevoir des touristes nationaux ou étrangers. Ils étaient fiers de nous montrer tout ce qu’ils ont fait mais conscients de ce qu’il leur reste à faire. Cherif par exemple, a mentionné que les chambres sont prêtes mais qu’il n’a pas pu encore acheter les matelas. Fatma attend que ses enfants reviennent pour s’occuper des sanitaires.

 

Moi qui visitais les potières pour la première fois, j’étais ravie de pouvoir inaugurer ce système de logement chez l’habitant.

Depuis 1985, j’entends parler d’activités génératrices de revenus pour les femmes. En fait, ce sont toujours des activités qui donnent plus de travail aux femmes (ce qui les rend moins disponibles et leur crée des problèmes au sein de leur famille) et qui ne génèrent aucun revenu, sinon des revenus de misère, les exemples ne manquent pas.

Je me suis toujours posée la question de savoir pourquoi on ne mettrait pas les femmes sur le créneau des chambres d’hôtes et de la restauration.

Ces activités rapportent tellement et uniquement aux hommes vu qu'ils ont l'argent et du cran. Alors que ce sont toujours les femmes qui travaillent sous la supervision des hommes. Cela pourrait promouvoir à la fois, leur indépendance économique mais aussi le tourisme rural dans notre pays. Avant tout, c’est un domaine qui leur incombe traditionnellement et qu’elles font très bien et très consciencieusement alors que les hommes le font uniquement pour gagner de l’argent.

Point de départ de l’idée

Chaque fois que je suis partie sur le terrain, un peu partout,  et ce depuis 1985, il a fallu s’arrêter en cours de route, pour manger, etc. C’est toujours très sale comme si endroit modeste doit être synonyme de saleté. C’est toujours la mort dans l’âme que l’on se dirige vers les toilettes ou vers le point d’eau pour se laver les mains, redoutant d’attraper quelque chose.

Depuis, je rêve de mettre en place des petits restaurants tenus et gérés par les femmes, qui profitent aux femmes d’abord et où on ne serait pas arnaqués.

A un moment donné, j’ai pensé que dans une ville aussi touristique que Fès, il aurait été possible de repérer des femmes seules (veuves ou divorcées) qui souhaitent améliorer leurs conditions de vie, en offrant à déjeuner à un nombre déterminé de touristes nationaux ou étrangers qui seraient pour la journée à Fès. Ce jour là, j’accompagnais précisément des amis à Fès, on avait très mal mangé à midi et très cher. Il faisait chaud et nous aurions voulu trouver une petite maison « beldia », où il fait bon, pour manger marocain, simple et propre, avec les bons légumes et fruits de « Rsif? » (marché de légumes de fruits de la médina), avoir pour son argent, pouvoir nous reposer sur des banquettes, prendre un petit thé à la menthe avant de repartir pour l’après-midi. Ce n’est pas demander la lune, simple et faisable, n’est-ce pas ?

J’ai imaginé un endroit où on pourrait signaler de bon matin que tant de personnes souhaitent déjeuner dans un foyer marocain et faire répercuter la demande sur les principales intéressées.

 

Maintenant il va falloir accompagner ces familles pour faire de leur mieux pour un accueil dans de meilleures conditions.

  • Assurer de bonnes conditions d’hygiène : chambre, literie et sanitaires  propres, environnement sain.
  • Fournir une nourriture saine et équilibrée : 

Fatna aurait pu se simplifier la tâche en faisant un plat unique de couscous au poulet étant donné la difficulté des tâches ménagères.

Fatma aurait du s’abstenir de faire un tagine de poulet et des sardines frites le soir.

Assia aurait du s’en tenir aux sardines, salade et tortilla sans faire le tagine de poulet.

 

Remarque

Les ruraux de manière générale et les familles des potières en particulier vous offrent tout ce qu’ils ont mais apprécient aussi de recevoir.

Les fruits étaient bienvenus étant donné qu’ils sont loin de tout, les dattes nouvelles, le fekkas, les vêtements pour enfants, la vaseline, etc.

Geneviève les a aussi comblés en leur offrant des articles estampillés conseil général d’Anduze : casquette, lampe de poche sans pile, stylos, porte-clé, etc. mais aussi des Tee shirt « Planète terre ».

 

Conseil : ne pas tout donner d’un coup

Abdelali a donné tout un paquet de bonbons aux deux filles d’Ahmed, alors que ça aurait fait 36 000 heureux dans le dernier douar visité.

En arrivant chez Fatna, nous lui avons donné 2 gros melons et 2 petits. Si l’on avait gardé un gros et un petit pour Fatma, elle n’aurait pas été autant désolée de ne pas nous offrir de dessert.

 

Toutes ces familles qui nous ont accueillis ont pu le faire grâce à l’argent de la vente des objets artisanaux : poterie, broderie, tissage et vannerie. Au départ, il n'y avait pas de sanitaires, salle avec banquettes... Actuellement, toutes les potières ont pu agrandir et améliorer leur intérieur.

Il me semble que cette solution qui valorise leur travail et les rend responsables des améliorations de leur cadre de vie vaut mieux que le micro- crédit qui les maintient toujours dans la dépendance.

 

Avec plus de moyens les filles rurales ne feront probablement plus qu’un bref passage à l’école et ne seront plus aussi nombreuses dans les maisons à attendre un éventuel mari. Elles pourront poursuivre leurs études et deviendront ainsi des agents de changement.

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Lundi 14 février 2011 1 14 /02 /Fév /2011 12:43

 

La visite des potières de Oued Laou le 04-02-2011

 

Vendredi 4 février 2011, Agnès, Asna et Josette sont parties de Rabat pour aller retrouver à Ifrane Ali leurs collègues et amis de la SARL Marenjos. En effet Martine, Jacky et Radidja viennent trois fois  par an dans la vallée de l’Oued Laou pour acheter des poteries qu’ils vendent en France et « Terres des femmes » leur sert de relais sur le sol marocain. Si ça vous intéresse allez donc jeter un coup d’œil sur leur site : www.lhadara.com

 

Après 5 heures de route, nous avons fait étape dans un petit restaurant pour manger du poisson grillé sur la terrasse avec en champ de vision la mer et les barques de pêche.

 

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Nous avons terminé notre périple en arrivant à Ifrane Ali, petit village construit le long de l’oued. Nous avons tourné à la mosquée et pris un chemin de terre poussiéreux. Avec le brave 4 x 4 d’Agnès, nous avons traversé l’oued quasiment asséché et après avoir gravi le petit raidillon, nous sommes arrivées chez Assia, une potière qu’Agnès connaît depuis longtemps. La qualité du travail d’Assia est largement reconnue et c’est avec un sourire éclatant qu’elle nous a accueillies. Assia vit avec sa maman dans la maison qu’elle a pu rénover grâce à son travail de potière. Nous avons vu la "montagne" de poteries que Martine avait commandée et qui était prête à être emballée. Après quelques achats complémentaires et avoir bu le thé à la menthe et mangé des olives, du pain fait par Assia trempé dans de l’huile d’olive, nous sommes allées retrouver Martine pour se réchauffer en mangeant une soupe marocaine l’harira et pa 

rler de poteries et de potières.

 

Le samedi grand rassemblement hebdomadaire au souk (marché de plein air), les potières amènent leur production à dos d’âne sur la place et les vendent aux grossistes qui viennent de tout le Maroc.

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Rhama à gauche est venue  vendre ses poteries. Assïa, à sa droite s’assied un moment avec elle pour prendre de ses nouvelles et papoter. Elles ont mis leurs beaux habits, elles portent toutes les deux un mendil. C’est un rectangle de tissu tissé qu’elles mettent par-dessus le pantalon. Le mendil traditionnel est rouge et blanc quand la femme est mariée et il est rouge blanc et bleu quand la femme n’est pas mariée ou veuve.

 

Après le souk, nous sommes allées acheter des poteries chez Rhama et chez Fatima.

 

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Fatima et sa fille Souad dans leur cuisine avec les marmites qu’elles ont fabriquées et qui sont parfaites pour faire des bonnes soupes bien odorantes.

 

 

 

 


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Mardi 28 avril 2009 2 28 /04 /Avr /2009 00:00
Association pour la valorisation de la poterie rurale féminine du Nord du Maroc 

 

La poterie rurale féminine du Nord du Maroc est attachante par son authenticité, son archaïsme et sa naïveté mais surtout parce qu'elle est un témoignage vivant de l'histoire ancienne du Maroc.

 

 

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Les buts de notre association sont de :

  • préserver ce patrimoine,
  • soutenir les femmes potières que nous rencontrons dans leur douar de montagne difficile d' accès en les faisant connaître,
  • encourager , dans une démarche de commerce équitable, leur production par un juste prix.

Notre démarche leur aura déjà permis d’améliorer leurs conditions de vie : agrandissement de leur maison, réfection de la toiture, aménagement de sanitaire.


Progressivement, nous tentons de répondre à leurs besoins. Ainsi, nous sommes amenés malgré leur analphabétisme  à  leur apprendre à  se servir d'un mètre, à  tenir un cahier de commande et un facturier.


   Nos boutiques connaissent un nombre croissant de visiteurs  N'hésitez pas à venir nous  y rencontrer !


Ø      dans la Kasbah des Oudayas,

13 rue Zirara, Rabat,

 

 

Ø      dans l’extension du complexe des potiers d’Oulja-Salé

 


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En acquérant une poterie, vous aiderez à la survie des femmes potières dans Ie Maroc rural et vous sauvegarderez un savoir faire unique, sinon bientôt disparu.

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Lundi 27 avril 2009 1 27 /04 /Avr /2009 09:53

Au départ, assistante familiale et céramiste de profession, j’ai eu un coup de cœur en découvrant tout à fait par hasard des poteries rurales dans la région du Zerhoun.
Par la suite, j’ai fait la connaissance de ces potières et du livre de M. Berrada sur «  La poterie féminine » Ed. P&M Casablanca
Je me suis alors de plus en plus intéressée à la poterie rurale dans le Nord et le Sud du Maroc et me suis aperçue qu’elle était en voie de disparition.

Ayant eu l’opportunité d’enseigner la poterie aux enfants des écoles, j’y ai ajouté un cours « La poterie, le Maroc, toute une histoire ».
Une exposition de cette poterie me fut proposée et rencontra un grand succès. D’où me vint l’idée d’ouvrir une boutique et de parcourir tout le Nord à la recherche des dernières potières.
Progressivement des volontaires sont venus, d’où la création d’une Association : «  Terres des Femmes ».

Actuellement nous visitons 120 potières réparties sur 25 villages.  Elles sont le plus souvent âgées ou veuves et mères. Certaines avaient abandonné la poterie, d’autres étaient sur le point de le faire. Nos visites régulières et l’achat de leur production à prix fixe et équitable
les encouragent à continuer. Au fil des ans, nous avons vu se mettre en place l’infrastructure nécessaire au développement du tourisme chez l’habitant (stages de poterie à la demande).
Les jeunes filles préférant la broderie, nous leur apportons tissus et coton de qualité, leur apprenons à améliorer la finition et leur donnons des idées nouvelles. D’autres tissent la paille et nous sommes à la recherche de nouveaux modèles.

A présent, notre coup de cœur se porte autant sur la poterie que sur le vécu de ces femmes potières et leur famille.
Notre soucis est de les encourager à améliorer leur travail afin d’en obtenir un meilleur salaire mais aussi de faire en sorte qu’elles transmettent leur savoir-faire aux jeunes.

       Agnès pour « Terres des Femmes »
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Lundi 13 novembre 2006 1 13 /11 /Nov /2006 09:50
La poterie de Beni Mezguilda
Aux Douars de Tarfania et de Slit, nombreuses sont les potières.
Leur travail fait renaître des formes parfois révolues ou en crèe de nouvelles, toujours bicolores, aux colorants naturels, noirs ou rouges sur engobe blanc, mais elles gardent intactes leurs habitudes de travail et les techniques ancestrales de façonnage et de cuisson.
Ces femmes décorent presque la totalité des surfaces avec des motifs très variés.
Elles n'hésitent pas à agrémenter les cruches par des rajouts en relief et des incisions.
Leurs jarres bien décorées et de toutes dimensions sont recherchées par les Espagnols.
Au Douar de Tarfania, Cherifa el Hassane a créé une association qui distribue les commandes aux sept potières du village.
Au Douar Slit, de très nombreuses femmes travaillent avec succès des jarres mais aussi de petits objets.
Chez les Baraka, 4 à 5 femmes travaillent ensemble. Rama Dérèse s'est spécialisée dans les très grandes jarres et Fatma Bouali dans les petites pièces soigneusement décorées.


La poterie des Beni-Mestara
De plus en plus nombreuses sont les femmes qui travaillent dans le Douar Gueriza .
Douar important mais dont les conditions de vie sont médiocres.
Mmes Chérifa Housmi, Zara et Radija el Mazi, Rhama Chiribe M'zidia, Cherifa Rhibez et Tama Dahoul façonnent une poterie qui. se rapproche de celle de Beni-Mézguilda, mais dont les motifs de décoration orange et noir sur fond blanc sont plus simples : petits points et traits.
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Lundi 13 novembre 2006 1 13 /11 /Nov /2006 09:48
La poterie de Sless
Les Sless sont originaires d'Andalousie. Ils se sont installés à Salé mais un de leur chef a préféré revenir dans cette région d'où le nom de Sless, dérivé de Salé.
Dans les Douars Moulay Bouchta et Zrola, les femmes potières étaient autrefois nombreuses (90) actuellement il en reste peut-être une dizaine. Leur travail a bien décliné aussi. Autrefois cette poterie était très recherchée pour sa décoration très fine et fournie qui couvrait la totalité de la surface. Actuellement les femmes potières ne gardent de leur principal graphisme que les gros traits verticaux et les chevrons. Le travail est devenu assez grossier, la matière est épaisse et les formes peu variées ne sont pas toujours bien finies. La potière blanchit d'abord sa pièce avec un engobe fait de terre blanche diluée dans l'eau. Cet engobe devient orangé et vire au rouge avec le temps. Sur celui-ci, elle applique du noir (galène), de l'ocre (argile).
Au Douar Zrola, Fadila Bent Mohamed, une femme âgée, est heureuse quand elle a une commande.
Au Douar Sebt-Kelaa Sless, dont l'accès difficile se fait à dos de mulet, les potières sont d'un âge avancé.
L'acquisition de la terre n'est pas aisée. L'argile est faite du brassage d'une argile qui vient d'assez loin avec une petite quantité d'une autre plus proche et d'une poudre faite de terre cuite broyée (chamotte).


La poterie de M'Tioua (Taounate-Louta)
Ici aussi, les femmes sont de moins en moins nombreuses à façonner bien qu'elles aient imaginé un four étonnant et bien pensé.
La plupart habite dans la montagne dans des lieux isolés des routes. Le Douar Taounate Louta, accessible par une mauvaise piste à flanc de colline, était autrefois entièrement voué à la production de la poterie.
Aujourd'hui, quelques femmes âgées en font encore : Aïcha Amoudi, Rhadïa Bent Rhama et Fatma Zeroki. Elles ne travaillent que sur commande.
Aïcha est maintenant âgée et a cessé de fabriquer. Son travail très fin et sa technique vont disparaïtre avec elle.
Par contre une jeune fille de Dlimet, Naïma Zouita, essaye, avec bonheur, de créer de nouvelles formes : vasques ou vases tous différents et originaux. Les deux argiles utilisées sont extraites des environs du douar et ramenées à dos d'âne. Les pièces sont recouvertes d'un engobe blanc et la décoration est bien spécifique : bicolore, orange-rouge et brun d'origine minéral ; elle combine le point et la ligne, parfois des chevrons répétés ou un quadrillage de filets plus fins formant un triangle. Cette poterie, unique en son genre, est à encourager afin qu'elle ne soit pas perdue.

La poterie des Beni Oulid
Au Douar Bouadel, les femmes sont originaires des M'tioua.
Fatna Nuino et Fatna Anari Bent El Hassan façonnent de grandes cruches et jarres à larges ouvertures aux formes nouvelles et aux motifs marrons et noirs sur engobe blanche qui semblent avoir été inspirées par de nouvelles techniques venues d'ailleurs.



La poterie de Meziate - Mezraoua

Le brassage dans la ville de Taounate avec d'autres tribus a permis aux femmes Mina Bent Abdahla et Fatna Bent Ahmed Bent Ali de se libérer dans l'inspiration des formes et des décors.
Cette autonomie vis-à-vis des teintes utilisées traditionnellement a permis l'introduction, d'une part, de la polychromie et, d'autre part, d'une liberté d'expression dans les formes et dans le décor qui ne se réfèrent plus à l'appartenance tribale.

La poterie de Jaïa (Aïn Berda) et des Beni - Zeroual
Ces poteries sont parmi les plus originales. Leurs formes et leurs décorations aux couleurs pastel sont très raffinées.
Au Douar Dhracheb, Aïcha Imri bent Abdelkarim habite une maison troglodyte.
Au Douar Aïn Berda, Maria Saïd et Jaîa de la tribu des Zéroual travaillent ensemble.

La poterie de Tsoul (Taza)
C'est l'une des plus belles du Maghreb, elle rappelle celle de la Kabylie.
Le travail réalisé actuellement est original et souvent soigné. Décor fait de 3 couleurs: noir (manganèse), ocre-rouge (oxyde de fer ou argile locale) ou orange, sur un engobe blanc.
Motifs faits de losanges, de triangles, de chevrons et de traits courts et répétés. Mais aussi de nombreux animaux modelés ou peints sur les pièces.
De belles pièces sont produites: aiguières, vases, braseros toujours décorés d'animaux.
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Lundi 13 novembre 2006 1 13 /11 /Nov /2006 09:47
La poterie de Ghzaoua
Elle se rencontre dans le Douar d'Aïn-Kobb qui est niché sur une hauteur et comprend quelques maisons, les unes surplombant les autres. Deux femmes agées y travaillent encore la poterie.
Menana et Khadouje utilisent un engobe blanc sur l'extérieur de sa poterie qu'elle décore de deux motifs géométriques et bicolores repris par toute la tribu. Parfois elles y ajoutent des incisions ou du relief en rajoutant de l'argile après séchage sur le périmètre des grandes pièces ou le goulot des cruches.
La cuisson se fait dans une excavation au sol durant à peu près deux heures.
Dans le Douar Dhar, AïchaTachti, veuve et mère de six enfants s'est remise à façonner avec ses deux filles de petites pièces qu'elle vend à Chefchaouen. Sur commande, elle réalise de grandes jarres, pourvu que l'on vienne les chercher car elle n'a pas la possibilité de les transporter.


La poterie de Beni-Saïd (Oued Laou)
La région a deux souks très importants : Beni-Saïd et Oued Laou.
Le Douar Ifrane-Ali, abrite environ 60 familles éparpillées sur trois collines autour d'un affluent de l'Oued Laou. Tout le douar vit de la production de poteries dont l'argile est de très bonne qualité. Toutes les femmes sont potières des plus âgées aux plus jeunes. Elles façonnent une poterie simple, lissée au galet, sans décor peint, mais avec un décor en relief fait d'entailles, réalisées au doigt ou avec un outil, de traits courts et droits ou formant des zigzags ou des points. Les formes sont très variées et parfois à vocation touristique. Parmi les potières, citons : Assia Izri, Rama Ilkadoum, Rachida Bouzerèse.
Les hommes se chargent de l'extraction de l'argile fine à laquelle il mélange du mica noir trouvé en couche sous la terre. Ils s'occupent aussi du concassage, du trempage, du séchage et enfin du tamisage. Ils rapportent aussi le combustible (branches de lentisque et bois de pin) pour les fours assez performants. Ceux-ci sont traditionnellement construits en terre argileuse et sont assez spacieux pour introduire le combustible et des dizaines de pièces par une ouverture à la base assez large. Le four comprend deux autres ouvertures latérales au-dessus de l'entrée et une troisième au sommet pour l'évacuation de la fumée. La cuisson dure 5 à 6 heures.
Une fois la production prête, les hommes participent au transport dans tout le pays et aux transactions commerciales. Les quantités exposées en permanence sur les routes du Nord, dans les villes du pays et à l'étranger, font croire à une poterie industrielle. Mais cette poterie est bien féminine et n'utilise aucune technique moderne, ni dans sa réalisation, ni dans sa cuisson, ni même dans sa commercialisation. Malheureusement ces potières en profitent bien peu, vu les prix d'achat dérisoires et irrationnels
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Lundi 13 novembre 2006 1 13 /11 /Nov /2006 09:46
La poterie de Beni-Ouriaghel
Dans cette région les femmes ont leur propre souk dont les hommes sont exclus. Elles sont organisées en association (Association ATAF - Forum de femmes d' Al Hoceima) où elles se rencontrent, partagent leurs expériences et discutent de leurs problèmes liées à la santé, à la propreté et à la connaissance des droits de la femme.
Il existe aussi une Association et un Centre de Formation et de Développement Artisanal à Idadouchen.
L'argile est de très bonne qualité. La poterie montée aux colombins est très fine et les formes sont raffinées.
Le décor est très fourni et recherché. Les pièces sont décorées au jus de lentisque qui, après cuisson, vire au brun foncée brillant. Ce sont ces potières qui reproduisent inconsciemment, tantôt un bateau (galère) et un rameur, tantôt une rame ou une voile ou simplement un oiseau stylisé à l'extrême. Ce graphisme a probablement une origine grec ou phénicienne correspondant peut-être au périple d'Hannon, amiral qui accosta vers 450 avant J.-C. sur les côtes méditerranéennes et dont les marins se mêlèrent à la population locale pour échanger des marchandises, installer quelques marchands et établir un comptoir commercial

La poterie de Beni-Boufra
Les potières sont peu nombreuses mais soutenues par l'Association d'AI-Hoceima.
Les poteries rares ne se réalisent que sur commande ; le façonnage et la matière sont de bonne facture et le décor monochrome, bien spécifique, est minéral. L'arc de cercle, assez rare, se retrouve ici être la principale forme graphique.
Le Douar Aït Qamra a été démoli par le séisme ainsi que les douars voisins. Ces douars et les potières ont tous été soutenus par l'Association ATAF.
















La poterie de Bokkoya

Située sur le rivage de la Méditerranée, cette tribu a probablement aussi subi le tremblement de terre. Les pièces mises en vente sont des barattes, de grands plats, des écuelles, et des jarres singulières par leur forme arrondie en terre ocre. Le décor minéral (oxyde de manganèse) fait d'epis, de croix et de points, monochrome, est réalisé avant cuisson.
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Lundi 13 novembre 2006 1 13 /11 /Nov /2006 09:45
Le premier outil de l'homme fut la main. Elle fabriquait tout ce que la vie quotidienne exigeait. C'est ainsi que la poterie nous renvoie à nos origines.

Elle nous donne des indications sur le mode de vie, les occupations, les activités, les coutumes, les croyances et les échanges commerciaux de nos ancêtres. Des spécialistes ont découvert qu'elle a des origines millénaires, 6000 à 9000 ans avant J.-C. Les plus anciennes poteries découvertes au Maroc, et qui se trouvent au Musée de Rabat, datent de 3800 avant J.-C. Ce sont les poteries néolithiques de Rouazi - Skhirat.

Actuellement, les potiers et potières continuent à réaliser cette forme de poterie rustique, archaïque et fonctionnelle, mais d'une telle pureté que des céramistes contemporains pourraient l'envier.
En Europe, cette poterie modelée a disparu dès le XVIe siècle.

Par sa morphologie et son décor, c'est une forme d'art millénaire, riche d'enseignements et de témoignages. Elle véhicule encore des motifs de décoration protohistorique dont la signification est sans doute oubliée mais que la mémoire collective a fidèlement gardée. Elle est utilisée dans les villages et le surplus est vendu dans les souks ; mais l'arrivée du plastique et de l'aluminium tend à la faire disparaïtre.

Pour préserver ce patrimoine, il est souhaitable de le faire connaïtre, de l'encourager, de favoriser sa production en lui donnant de nouveaux usages et débouchés.

La poterie rurale féminine dans le Nord marocain est spécifique aux régions rurales et montagneuses où l'appartenance à une tribu se maintient fortement dans la mémoire culturelle des potières. Les contraintes du milieu font de ces communautés des entités très contraignantes qui ont leur culture, leurs coutumes et leur poésie ; elles sont intégrantes, protectrices et conservatrices mais castratrices quant à l'innovation et à l'initiative individuelle.

Cette poterie est attachante par son authenticité. Les femmes façonnent l'argile à la main, montent aux colombins sur un fond plat, décorent avec un pinceau rudimentaire et cuisent dans une excavation à l'air libre ou dans un four construit en argile. Les hommes potiers, étant à une époque peu appréciés, cédèrent leur métier à leur femme et se chargèrent d'aller vendre les poteries au souk ou le long des routes.

Ces poteries sont fonctionnelles, d'une extrême simplicité, éclatantes dans leurs couleurs naturelles. Leurs formes ressemblent étrangement à celles de la production grecque, phénicienne et carthaginoise. Certaines sont décorées, d'autres non.


La poterie décorée

Les décors sont à base de matières végétales (lentisque ou caroubier), minérales (manganèse) de terre colorée (engobe) blanche, ocre, rouge et brun foncé.
Les motifs sont géométriques ou stylisés ; ce sont des altérations de dessins figuratifs qui se sont graduellement schématisés - croix, triangles, losanges, chevrons, courbes, carrés magiques, cercles cosmiques, lignes bris"ees. Ces motifs symbolisent la terre, le feu, l'air, les végétaux et les animaux à connotation reptilienne ou aquatique.

Parmi ces motifs, une simple silhouette stylisée d'un personnage aux bras en croix, penché sur un sorte de galère phénicienne, nous renvoie au périple d'Hannon en 450 avant J.-C. Par ce dessin traditionnel, les potières nous perpétuent cette épopée qu'elles ignorent.
Exemple. Le petit hallab à la barque de la tribu des Beni-Ouriaghel et des Guesnaya (Al Hoceima).

La poterie non décorée

Vendue à des prix dérisoires le long des routes, elle mérite aussi notre attention. Les artisanes qui la façonnent sur le pas de leur porte travaillent à la perfection.
Leurs pièces pourraient équiper toute une cuisine : bougeoirs, cruches, pichets, amphores, gourdes, pots à lait, gobelets, bols, soucoupes, saladiers, plats et marmites de toutes dimensions...
Elles sont modelées à la main suivant la technique du colombin, lissées à l'aide d'un bout de bois, d'un morceau de cuir ou d'un galet. La moindre petite pièce est bien façonnée, nerveuse, symétrique tout en gardant la marque de la chose "fait main". Et de plus, elles supportent aussi bien la chaleur que le gel (four, micro-onde, lave vaisselle).
Exemple : La vaisselle de la tribu des Beni-Saïd (Oued Laou)
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Lundi 13 novembre 2006 1 13 /11 /Nov /2006 09:44

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