Le premier outil de l'homme fut la main. Elle fabriquait tout ce que la vie quotidienne exigeait. C'est ainsi que la poterie nous renvoie à nos origines.
Elle nous donne des indications sur le mode de vie, les occupations, les activités, les coutumes, les croyances et les échanges commerciaux de nos ancêtres. Des spécialistes ont découvert qu'elle a des origines millénaires, 6000 à 9000 ans avant J.-C. Les plus anciennes poteries découvertes au Maroc, et qui se trouvent au Musée de Rabat, datent de 3800 avant J.-C. Ce sont les poteries néolithiques de Rouazi - Skhirat.
Actuellement, les potiers et potières continuent à réaliser cette forme de poterie rustique, archaïque et fonctionnelle, mais d'une telle pureté que des céramistes contemporains pourraient l'envier. En Europe, cette poterie modelée a disparu dès le XVIe siècle.
Par sa morphologie et son décor, c'est une forme d'art millénaire, riche d'enseignements et de témoignages. Elle véhicule encore des motifs de décoration protohistorique dont la signification est sans doute oubliée mais que la mémoire collective a fidèlement gardée. Elle est utilisée dans les villages et le surplus est vendu dans les souks ; mais l'arrivée du plastique et de l'aluminium tend à la faire disparaïtre.
Pour préserver ce patrimoine, il est souhaitable de le faire connaïtre, de l'encourager, de favoriser sa production en lui donnant de nouveaux usages et débouchés.
La poterie rurale féminine dans le Nord marocain est spécifique aux régions rurales et montagneuses où l'appartenance à une tribu se maintient fortement dans la mémoire culturelle des potières. Les contraintes du milieu font de ces communautés des entités très contraignantes qui ont leur culture, leurs coutumes et leur poésie ; elles sont intégrantes, protectrices et conservatrices mais castratrices quant à l'innovation et à l'initiative individuelle.
Cette poterie est attachante par son authenticité. Les femmes façonnent l'argile à la main, montent aux colombins sur un fond plat, décorent avec un pinceau rudimentaire et cuisent dans une excavation à l'air libre ou dans un four construit en argile. Les hommes potiers, étant à une époque peu appréciés, cédèrent leur métier à leur femme et se chargèrent d'aller vendre les poteries au souk ou le long des routes.
Ces poteries sont fonctionnelles, d'une extrême simplicité, éclatantes dans leurs couleurs naturelles. Leurs formes ressemblent étrangement à celles de la production grecque, phénicienne et carthaginoise. Certaines sont décorées, d'autres non.
La poterie décorée
Les décors sont à base de matières végétales (lentisque ou caroubier), minérales (manganèse) de terre colorée (engobe) blanche, ocre, rouge et brun foncé.
Les motifs sont géométriques ou stylisés ; ce sont des altérations de dessins figuratifs qui se sont graduellement schématisés - croix, triangles, losanges, chevrons, courbes, carrés magiques, cercles cosmiques, lignes bris"ees. Ces motifs symbolisent la terre, le feu, l'air, les végétaux et les animaux à connotation reptilienne ou aquatique.
Parmi ces motifs, une simple silhouette stylisée d'un personnage aux bras en croix, penché sur un sorte de galère phénicienne, nous renvoie au périple d'Hannon en 450 avant J.-C. Par ce dessin traditionnel, les potières nous perpétuent cette épopée qu'elles ignorent. Exemple. Le petit hallab à la barque de la tribu des Beni-Ouriaghel et des Guesnaya (Al Hoceima).
La poterie non décorée
Vendue à des prix dérisoires le long des routes, elle mérite aussi notre attention. Les artisanes qui la façonnent sur le pas de leur porte travaillent à la perfection. Leurs pièces pourraient équiper toute une cuisine : bougeoirs, cruches, pichets, amphores, gourdes, pots à lait, gobelets, bols, soucoupes, saladiers, plats et marmites de toutes dimensions... Elles sont modelées à la main suivant la technique du colombin, lissées à l'aide d'un bout de bois, d'un morceau de cuir ou d'un galet. La moindre petite pièce est bien façonnée, nerveuse, symétrique tout en gardant la marque de la chose "fait main". Et de plus, elles supportent aussi bien la chaleur que le gel (four, micro-onde, lave vaisselle). Exemple : La vaisselle de la tribu des Beni-Saïd (Oued Laou)
La poterie de Beni-Ouriaghel
Dans cette région les femmes ont leur propre souk dont les hommes sont exclus. Elles sont organisées en association (Association ATAF - Forum de femmes d' Al Hoceima) où elles se rencontrent, partagent leurs expériences et discutent de leurs problèmes liées à la santé, à la propreté et à la connaissance des droits de la femme. Il existe aussi une Association et un Centre de Formation et de Développement Artisanal à Idadouchen. L'argile est de très bonne qualité. La poterie montée aux colombins est très fine et les formes sont raffinées. Le décor est très fourni et recherché. Les pièces sont décorées au jus de lentisque qui, après cuisson, vire au brun foncée brillant. Ce sont ces potières qui reproduisent inconsciemment, tantôt un bateau (galère) et un rameur, tantôt une rame ou une voile ou simplement un oiseau stylisé à l'extrême. Ce graphisme a probablement une origine grec ou phénicienne correspondant peut-être au périple d'Hannon, amiral qui accosta vers 450 avant J.-C. sur les côtes méditerranéennes et dont les marins se mêlèrent à la population locale pour échanger des marchandises, installer quelques marchands et établir un comptoir commercial
La poterie de Beni-Boufra
Les potières sont peu nombreuses mais soutenues par l'Association d'AI-Hoceima. Les poteries rares ne se réalisent que sur commande ; le façonnage et la matière sont de bonne facture et le décor monochrome, bien spécifique, est minéral. L'arc de cercle, assez rare, se retrouve ici être la principale forme graphique. Le Douar Aït Qamra a été démoli par le séisme ainsi que les douars voisins. Ces douars et les potières ont tous été soutenus par l'Association ATAF.
La poterie de Bokkoya Située sur le rivage de la Méditerranée, cette tribu a probablement aussi subi le tremblement de terre. Les pièces mises en vente sont des barattes, de grands plats, des écuelles, et des jarres singulières par leur forme arrondie en terre ocre. Le décor minéral (oxyde de manganèse) fait d'epis, de croix et de points, monochrome, est réalisé avant cuisson.
La poterie de Ghzaoua
Elle se rencontre dans le Douar d'Aïn-Kobb qui est niché sur une hauteur et comprend quelques maisons, les unes surplombant les autres. Deux femmes agées y travaillent encore la poterie. Menana et Khadouje utilisent un engobe blanc sur l'extérieur de sa poterie qu'elle décore de deux motifs géométriques et bicolores repris par toute la tribu. Parfois elles y ajoutent des incisions ou du relief en rajoutant de l'argile après séchage sur le périmètre des grandes pièces ou le goulot des cruches. La cuisson se fait dans une excavation au sol durant à peu près deux heures. Dans le Douar Dhar, AïchaTachti, veuve et mère de six enfants s'est remise à façonner avec ses deux filles de petites pièces qu'elle vend à Chefchaouen. Sur commande, elle réalise de grandes jarres, pourvu que l'on vienne les chercher car elle n'a pas la possibilité de les transporter.
La poterie de Beni-Saïd (Oued Laou) La région a deux souks très importants : Beni-Saïd et Oued Laou. Le Douar Ifrane-Ali, abrite environ 60 familles éparpillées sur trois collines autour d'un affluent de l'Oued Laou. Tout le douar vit de la production de poteries dont l'argile est de très bonne qualité. Toutes les femmes sont potières des plus âgées aux plus jeunes. Elles façonnent une poterie simple, lissée au galet, sans décor peint, mais avec un décor en relief fait d'entailles, réalisées au doigt ou avec un outil, de traits courts et droits ou formant des zigzags ou des points. Les formes sont très variées et parfois à vocation touristique. Parmi les potières, citons : Assia Izri, Rama Ilkadoum, Rachida Bouzerèse.
Les hommes se chargent de l'extraction de l'argile fine à laquelle il mélange du mica noir trouvé en couche sous la terre. Ils s'occupent aussi du concassage, du trempage, du séchage et enfin du tamisage. Ils rapportent aussi le combustible (branches de lentisque et bois de pin) pour les fours assez performants. Ceux-ci sont traditionnellement construits en terre argileuse et sont assez spacieux pour introduire le combustible et des dizaines de pièces par une ouverture à la base assez large. Le four comprend deux autres ouvertures latérales au-dessus de l'entrée et une troisième au sommet pour l'évacuation de la fumée. La cuisson dure 5 à 6 heures.
Une fois la production prête, les hommes participent au transport dans tout le pays et aux transactions commerciales. Les quantités exposées en permanence sur les routes du Nord, dans les villes du pays et à l'étranger, font croire à une poterie industrielle. Mais cette poterie est bien féminine et n'utilise aucune technique moderne, ni dans sa réalisation, ni dans sa cuisson, ni même dans sa commercialisation. Malheureusement ces potières en profitent bien peu, vu les prix d'achat dérisoires et irrationnels
La poterie de Sless
Les Sless sont originaires d'Andalousie. Ils se sont installés à Salé mais un de leur chef a préféré revenir dans cette région d'où le nom de Sless, dérivé de Salé. Dans les Douars Moulay Bouchta et Zrola, les femmes potières étaient autrefois nombreuses (90) actuellement il en reste peut-être une dizaine. Leur travail a bien décliné aussi. Autrefois cette poterie était très recherchée pour sa décoration très fine et fournie qui couvrait la totalité de la surface. Actuellement les femmes potières ne gardent de leur principal graphisme que les gros traits verticaux et les chevrons. Le travail est devenu assez grossier, la matière est épaisse et les formes peu variées ne sont pas toujours bien finies. La potière blanchit d'abord sa pièce avec un engobe fait de terre blanche diluée dans l'eau. Cet engobe devient orangé et vire au rouge avec le temps. Sur celui-ci, elle applique du noir (galène), de l'ocre (argile). Au Douar Zrola, Fadila Bent Mohamed, une femme âgée, est heureuse quand elle a une commande. Au Douar Sebt-Kelaa Sless, dont l'accès difficile se fait à dos de mulet, les potières sont d'un âge avancé. L'acquisition de la terre n'est pas aisée. L'argile est faite du brassage d'une argile qui vient d'assez loin avec une petite quantité d'une autre plus proche et d'une poudre faite de terre cuite broyée (chamotte).
La poterie de M'Tioua (Taounate-Louta)
Ici aussi, les femmes sont de moins en moins nombreuses à façonner bien qu'elles aient imaginé un four étonnant et bien pensé. La plupart habite dans la montagne dans des lieux isolés des routes. Le Douar Taounate Louta, accessible par une mauvaise piste à flanc de colline, était autrefois entièrement voué à la production de la poterie. Aujourd'hui, quelques femmes âgées en font encore : Aïcha Amoudi, Rhadïa Bent Rhama et Fatma Zeroki. Elles ne travaillent que sur commande. Aïcha est maintenant âgée et a cessé de fabriquer. Son travail très fin et sa technique vont disparaïtre avec elle. Par contre une jeune fille de Dlimet, Naïma Zouita, essaye, avec bonheur, de créer de nouvelles formes : vasques ou vases tous différents et originaux. Les deux argiles utilisées sont extraites des environs du douar et ramenées à dos d'âne. Les pièces sont recouvertes d'un engobe blanc et la décoration est bien spécifique : bicolore, orange-rouge et brun d'origine minéral ; elle combine le point et la ligne, parfois des chevrons répétés ou un quadrillage de filets plus fins formant un triangle. Cette poterie, unique en son genre, est à encourager afin qu'elle ne soit pas perdue.
La poterie des Beni Oulid
Au Douar Bouadel, les femmes sont originaires des M'tioua. Fatna Nuino et Fatna Anari Bent El Hassan façonnent de grandes cruches et jarres à larges ouvertures aux formes nouvelles et aux motifs marrons et noirs sur engobe blanche qui semblent avoir été inspirées par de nouvelles techniques venues d'ailleurs.
La poterie de Meziate - Mezraoua Le brassage dans la ville de Taounate avec d'autres tribus a permis aux femmes Mina Bent Abdahla et Fatna Bent Ahmed Bent Ali de se libérer dans l'inspiration des formes et des décors. Cette autonomie vis-à-vis des teintes utilisées traditionnellement a permis l'introduction, d'une part, de la polychromie et, d'autre part, d'une liberté d'expression dans les formes et dans le décor qui ne se réfèrent plus à l'appartenance tribale.
La poterie de Jaïa (Aïn Berda) et des Beni - Zeroual Ces poteries sont parmi les plus originales. Leurs formes et leurs décorations aux couleurs pastel sont très raffinées. Au Douar Dhracheb, Aïcha Imri bent Abdelkarim habite une maison troglodyte. Au Douar Aïn Berda, Maria Saïd et Jaîa de la tribu des Zéroual travaillent ensemble.
La poterie de Tsoul (Taza) C'est l'une des plus belles du Maghreb, elle rappelle celle de la Kabylie. Le travail réalisé actuellement est original et souvent soigné. Décor fait de 3 couleurs: noir (manganèse), ocre-rouge (oxyde de fer ou argile locale) ou orange, sur un engobe blanc. Motifs faits de losanges, de triangles, de chevrons et de traits courts et répétés. Mais aussi de nombreux animaux modelés ou peints sur les pièces. De belles pièces sont produites: aiguières, vases, braseros toujours décorés d'animaux.
La poterie de Beni Mezguilda
Aux Douars de Tarfania et de Slit, nombreuses sont les potières. Leur travail fait renaître des formes parfois révolues ou en crèe de nouvelles, toujours bicolores, aux colorants naturels, noirs ou rouges sur engobe blanc, mais elles gardent intactes leurs habitudes de travail et les techniques ancestrales de façonnage et de cuisson. Ces femmes décorent presque la totalité des surfaces avec des motifs très variés. Elles n'hésitent pas à agrémenter les cruches par des rajouts en relief et des incisions. Leurs jarres bien décorées et de toutes dimensions sont recherchées par les Espagnols. Au Douar de Tarfania, Cherifa el Hassane a créé une association qui distribue les commandes aux sept potières du village. Au Douar Slit, de très nombreuses femmes travaillent avec succès des jarres mais aussi de petits objets. Chez les Baraka, 4 à 5 femmes travaillent ensemble. Rama Dérèse s'est spécialisée dans les très grandes jarres et Fatma Bouali dans les petites pièces soigneusement décorées.
La poterie des Beni-Mestara
De plus en plus nombreuses sont les femmes qui travaillent dans le Douar Gueriza . Douar important mais dont les conditions de vie sont médiocres. Mmes Chérifa Housmi, Zara et Radija el Mazi, Rhama Chiribe M'zidia, Cherifa Rhibez et Tama Dahoul façonnent une poterie qui. se rapproche de celle de Beni-Mézguilda, mais dont les motifs de décoration orange et noir sur fond blanc sont plus simples : petits points et traits.
Les 3 jours passés dans la région de Taounate nous ont permis de rencontrer 14 potières dont 5 nouvelles.
Nous avons commencé par les douars à l'est de Taounate.
Naima nous a accueillis et logés chez elle à Dlimet
Elle avait préparé plus de 300 pièces .
Nous en avons choisis 292 sans défaut et elle était mécontente parce-que nous n'avions pas tout acheté. Puis elle nous a accompagné
chez les autres potières des douars environnants.
En fait, la plupart n'avaient pas encore commencé à travailler la poterie après ce long hiver . L'une d'elle refaisait le four à
pain de son quartier.
D'autres étaient absentes, à l'extérieur, pour récolter le foin. Nous avons alors interrogés le voisinage et avons découvert de
nouvelles potières.
Naima nous a conduit chez Aicha Amoudi qui avait abandonné sa belle poterie, mais qui avait encore quelques pièces que nous lui avons acheté
à un bon prix. De ce fait, elle veut bien retravailler et nous a fait connaître une voisine qui travaille aussi bien qu'elle.
Myriam, potière belge, qui nous accompagnait s'est inscrite chez elle pour un stage fin septembre.
Finalement, la camionnette Mercedes de Rachid d'Oulja qui nous accompagnait fut remplie et il nous quitta vendredi matin alors que nous
avons prolongé vers l'ouest de Taounate.
A Ain Berda la potière était absente ce qui nous a permis d'en retrouver 3 nouvelles avant de rencontrer son mari.
Nous sommes alors passé au gîte " Dar Aïcha" à Ain Bouchrik".
Là, Aïcha nous a fait une démonstration de son travail de potière pendant que sa fille nous préparait le repas.
Puis nous avons repris la route que nous avait conseillé Mohamed à 2H de Kénitra .
Probablement que nous avions mal compris car elle nous a prit 5H.
Et nous avons traversé l'enfer, des routes dégradées par les pluies, pleine de trous parfois énormes que nous voulions
éviter en faisant demi-tour mais toujours des personnes sur place insistaient pour que nous franchissions ces obstacles.
Les maisons étaient effondrées et en réparation.
Heureusement la voiture a tout supporté et les poteries aussi.
Il n'y a que Naïma qu' Aïcha avait invitée à nous accompagner à Rabat qui était malade.
Actuellement elle est à la boutique d'Oulja où elle s'applique à travailler la terre d'Ahmed.
A partir du 8 Mars, Exposition permanente à l’aéroport Mohammed V ce
qui nous fait une bonne publicité et nous ramène des clients.
Les 15 et 16 mars, Exposition « Ecole Caramel » à Casa.
Les 28, 29, 30 mars, Exposition Dar Zamane avec participation d’Halima ,Nzaa et Ajiba
qui rencontra un franc succès.
Le 13 avril, Expo Lycée Descartes.
Le 19 avril, Expo Ecole ENCG de Kénitra.
Les 6, 7, 8 juin à Casa : Exposition chez Mireille, attendue des Casablancais,
celle-ci fut une réussite sans précédent.
Les 13, 14, 15 juin : Exposition à Rabat Résidence Delacroix, devenue traditionnelle
mais toujours différente parce-qu’avec la participation d’autres associations. Elle gagnerait à commencer le jeudi et se
terminer le samedi.
En décembre, sera ouvert un dépôt vente en Belgique
Catherine De Jonge 33, Avenue Roger de Grimberghe 1330
RIXENSART
Tél. 00 32 (0)2 640 24 79 GSM : 00 32 (0)476 841 301 cathy.dejonge@swing.be
Des colis sont partis sur la France le 13 novembre pour deux expositions.
Le 7 décembre, Exposition à Lyon (voir attaché).
Les 13 et 14 décembre, Exposition avec le concours de l’association
« La chaîne de l’espoir », salle de l’amphibia les deux Alpes 38860 Mont de
Lans Village.
Tout ce qui est prévu pour
2009 :
En mars : Expo Galerie de l’Agence du Bou Regreg.
Le 16 avril : Expo « Lycée Descartes
En juin : Expo Institut Français.
Contacts avec :
TOTAL
Jean-Claude
Ass. GREEN
Raja
Mme Hind Adam
Josette
Reda Bajoudi et KVINCO Josette
La Biennale Internationale de Poterie d’Andenne en Belgique nous a contacté
car elle projette de mettre à l’honneur la poterie du Maroc en 2010.
FELICITATIONS à TOUS ET à TOUTES POUR LE TRAVAIL FOURNI.
Grâce à votre participation, les potières commencent à être connues et à vivre mieux.
Dans la région de Chefchaouen :
A Oued Laou, avec la participation de Jamal et l’association ADEO, les potières ont
maintenant un bâtiment couvert au souk. Et elles commencent à respecter les délais de commande et le nombre de poteries demandées. Il faudrait qu’elles s’entendent pour
augmenter le prix de leur poterie. Le bois pour une cuisson leur coûte déjà 150 DH.
Au Douar Dehar, la famille d’Aïcha Tachti et ses 6 enfants ont obtenu, suivant nos
informations, le soutien et des micro-crédit pour ouvrir un gîte rural qui accueille des randonneurs et des stagiaires pour la poterie. Tous les enfants ont du travail rémunéré à
présent.
Région Ouezanne :
A Slet, plusieurs camions viennent acheter à des prix encore très bas mais pour une qualité moins
bonne que la nôtre. La famille de Fatna Bouali et ses 7enfants ont pu agrandir leur maison et installer une salle d’eau, WC. Elle n’a toujours pas d’électricité et donc pas de
portable.
Deux fillettes vont maintenant à l’école avec un cartable fourni par l’association. Fatima Cherkaoui a commencé à construire une
maison d’hôtes avec ses fils.
A Guézirat, douar pauvre, des visites plus régulières sont à faire.
Région Zerhoun :
Douar Beni Meraz, un Monsieur aménage une maison en boutique pour l’artisanat local avec un
atelier de poterie où Saïdia el Kebir qui a atteint une perfection certaine dans son travail pourra transmettre son savoir-faire et une salle d’alphabétisation où Fatima, sa fille, pourra
donner des cours d’arabe et de français pour lequel elle commence a bien se débrouiller.
Douar Beni Amar, Halima est enfin arrivé à assumer tous ses frais de mariage,
naissance, santé et commence à améliorer son habitation. La construction d’un WC est terminée, elle va pouvoir réparer le toit de la maison.
Sa fille Nzaa, supervise le travail de broderie de plusieurs autres brodeuses.
Région Taza :
Douar Beni Fougal, les nombreuses potières sont de plus en plus connues (surtout pour leur spécialité
d’animaux) et ont de plus en plus de clients autres que nous.
L’école pour laquelle nous sommes intervenu auprès d’une association de Rabat possède maintenant un mur de protection et du matériel neuf a
été apporté.
Région Taounate :
Les douars de potières sont nombreux et dispersés.
Il est temps de les encourager, car beaucoup de potières mal rémunérées pour leur travail, se découragent.
Douar Taounate Louta, Naima Zouita et Khadia Nejar voulaient abandonner la poterie. Nous
leur avons donné un prix bien supérieur à celui qui leur est donné par des marchands et elles ont repris courage et ont décidé de travailler ensemble.
Douar Kasbah Oulad Bou Driss, visite plus régulière souhaitée.
Région Al Hoceima :
La coopérative d’Idardouchen, presque autonome maintenant a appris a bien emballer ses poteries pour
l’expédition que nous recevons par une société de cars privée.
Une potière du douar s’est remise à façonner suivant la méthode traditionnelle au feu de bois.
Il y a des tribus que nous n’avons pas encore contacté dans la région.
Des douars comme Guedarra Oued, Oulad Ben Mammoud sont à visiter plus souvent aussi.
A soulever : le problème scolaire des enfants.
Actuellement les familles de nos potières sont toutes à l'abri malgré les pluies abondantes.
Elles avaient toutes eu le temps de réparer leur toit à temps.
C'est réconfortant de savoir que si nous sommes bien à protégés, elles le sont aussi en partie a cause de nos achats et
ventes faits grâce à la participation de vous tous.
Puissions nous encore tous ensembles durant toute cette nouvelle année, relever tous les défis qui nous attendent.
Nous pouvons nous féliciter du travail accompli jusqu’à présent.
C’est en allant dans les douars que l’on se rend compte de notre impact dynamisant.
Les potières nous sont très reconnaissantes et nous donnent tout le peu qu’elles ont pour nous
remercier. Je vous transmet à tous et toutes, leurs chaleureux remerciements
Au départ, assistante familiale et céramiste de profession, j’ai eu un coup de cœur en découvrant tout à fait par hasard des poteries rurales
dans la région du Zerhoun.
Par la suite, j’ai fait la connaissance de ces potières et du livre de M. Berrada sur « La poterie féminine » Ed. P&M.
Je me suis alors de plus en plus intéressée à la poterie rurale dans le Nord et le Sud du Maroc et me suis aperçue qu’elle était en voie de disparition.
Ayant eu l’opportunité d’enseigner la poterie aux enfants des écoles, j’y ai ajouté un cours « La poterie, le Maroc, toute une histoire ».
Une exposition de cette poterie me fut proposée et rencontra un grand succès. D’où me vint l’idée d’ouvrir une boutique et de parcourir tout le Nord à la recherche des dernières potières.
Progressivement des volontaires sont venus, d’où la création d’une Association : « Terres des Femmes ».
Actuellement nous visitons 136 potières réparties sur 25 villages. Elles sont le plus souvent âgées ou veuves et mères. Certaines avaient abandonné la poterie, d’autres étaient sur le point
d’abandonner. Nos visites régulières et l’achat de leur production les encouragent à continuer. Très vite nous avons pu observer une amélioration de leurs conditions de vie : agrandissement et
aménagement de leur maison, création d’une chambre d’hôte, voir transformation en gîte avec stage de poterie.
Les jeunes filles préférant la broderie, nous leur apportons tissus et coton de qualité, leur apprenons à améliorer la finition et leur donnons des idées nouvelles. D’autres tissent la paille et
nous sommes à la recherche de nouveaux modèles.
A présent, notre coup de cœur se porte autant sur la poterie que sur le vécu de ces femmes potières et leur famille.
Notre soucis est de les encourager à améliorer leur travail afin d’en obtenir un meilleur salaire mais aussi de faire en sorte qu’elles transmettent leur savoir-faire aux jeunes.
Association pour la préservation et la sauvegarde de la poterie rurale féminine du Nord du Maroc
La poterie rurale féminine du Nord
du Maroc est attachante par son authenticité, son archaïsme et sa naïveté mais surtout parce qu'elle est un témoignage vivant de l'histoire ancienne du Maroc.
Le but de notre association est de préserver ce patrimoine et d'aider les femmes potières que nous rencontrons dans leur douar de montagne difficile d' accès en
les faisant connaïtre, en encourageant leur production par un juste prix et en leur cherchant de nouveaux débouchés.
Notre démarche qui valorise et encourage ce travail a déjà permis a quelques potières d'améliorer les conditions de vie de leur familles.
Certaines ont acquis un téléphone portable, d' autres ont construit une chambre d'hôtes, voir transforme leur maison en gîte.
Progressivement, nous tentons de répondre a leurs besoins. Ainsi, nous sommes amenés a leur apprendre a se servir d'un mètre, a tenir un cahier de commande et un
facturier. A leur demande, nous envisageons des cours d' alphabétisation. Nous avons fait appel a une autre association pour rouvrir une école.
Nos boutiques d'exposition connaissent un nombre croissant de visiteurs.visiteurs. N'hésitez pas a venir nous y rencontrer !
En acquérant une poterie, vous aiderez a la survie des femmes potières dans Ie Maroc rural et vous sauvegarderez un savoir faire unique, sinon bientôt
disparu.