Lundi 27 avril 2009 1 27 /04 /Avr /2009 00:00

La poterie Zerhana.

Cette poterie se rencontre dans les montagnes du Zerhoun au nord de Moulay Idriss.  Les potières sont peu nombreuses. Leur poterie est cependant intéressante. La terre, qui  demande une longue préparation, est de bonne qualité.

A Beni-Meraz, la poterie façonnée à partir de gros colombins est lissée au galet.  La décoration est dessinée avec le jus de la feuille du lentisque ou encore avec une préparation obtenue à partir d'une pierre contenant du manganèse.  Elle est faite de dessins linéaires : triangles, chevrons, croix, points, cercles et suggère les champs, les épis, l'arbre, le soleil, l'eau, la montagne...  Elle est cuite à l'air libre dans un simple excavation du sol de 50 cm de profondeur recouverte de brindilles et de bouses de vaches sechées.

 

 

Saidïa el Kebir et ses enfants continuent  à façonner des pièces de qualité : jarres à eau, cruches, marmites, vases à traîre, barattes à beurre, brasero, enfumoirs, tasses, pots divers.  Depuis que nous lui achetons ses poteries, nous remarquons une réelle amélioration de son habitat.  Elle a entrepris, actuellement, la construction d'une chambre d'hôtes. 

 

Aïcha qui façonne de très belles barattes avait abandonnée  la poterie trouvant qu’elle n’était pas assez payée. A présent elle veut bien travailler sur commande pour nous. Elle a aussi commencé d’importants travaux pour agrandir sa maison. Au douar Dar'n Ser de la région de Beni-Hamar, Halima, veuve et mère de huit enfants,  façonne des  jarres à large ouverture sans anse, décorées d'animaux ciselés à la base du col.  Depuis que nous allons chez elle, d'anciennes potières se sont remises à l'ouvrage, Aïcha Temsamani, Khadija, Souad et Fatma sont devenues très créatives et produisent  énormément, entraînant et transmettant à d’autres leur savoir-faire. Elles empilent des colombins qu’elles lissent à l’aide d’un morceau de bois plat pour façonner plusieurs
jarres à la fois en plusieurs étapes. Par leur simplicité et leur naïveté leur poterie fait partie de ce qu’on appelle « l’art premier ». Mais leurs conditions de vie sont précaires. La vente de leur poterie les aide beaucoup à assumer leurs besoins et à améliorer leur habitat.





La poterie Cheraga

Dans le douar Gueddara l'Oued, toutes les femmes façonnent la terre.  A l'aide d'un petit tour actionné à la main, les jeunes abriquent des objets en série (supports de bonbonne de gaz, braseros).  Aux colombins, les plus âgées façonnent de grandes assiettes pour pétrir le pain et des jarres à eau aussi solides que de la pierre.  Grâce à la terre qui contient du mica scintillant au soleil.  Parmi elles, Fatna Bent Ahmed, Khadija Brach, Aicha, Mina, Aziza, Saidïa, Tamou, Badia, Barka.
Les hommes vont chercher la terre d'excellent qualité sur les flancs d'une montagne voisine et se chargent de la cuisson dans de grands fours communautaires.











Par Terres des femmes
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